50% lui – 50% elle ou 50% lui – 50% moi ?

Aujourd’hui a lieu la journée nationale de l’infertilité, il est donc normal pour moi d’écrire l’article de la semaine sur les épreuves, ce parcours qu’est la PMA. Un couple sur six doit a recours à cette aide pour devenir parents. J’ai déjà abordé le sujet de la PMA, du don d’ovocyte, j’ai d’ailleurs parlé à cœur ouvert de nos difficultés à devenir parents. Il y a une question qui me trotte parfois dans la tête, qui me fais réfléchir et me laisse parfois même éveillée la nuit : est-ce que notre futur enfant aura un peu de moi ?

Lorsque notre amour a commencé à prendre forme, dans mes rêves les plus fous, j’imaginais notre enfant, il serait moitié lui, moitié moi. Il aurait mes yeux, son nez, ma bouche, la couleur de ses cheveux et peut-être même mon caractère.
J’étais loin d’imaginer que notre enfant serait le mélange parfait de mon mari et d’une autre femme. Alors parfois je l’imagine… Aura t’il la forme du visage de mon mari ou le sien ? À qui ressemblera cet être que je porterais pendant 9 mois ? Je ne serais jamais en réalité si mon enfant ressemblera à cette femme et je vous avoue que je ne veux pas savoir.
Je porterais ce bébé pendant 9 mois, je vais le nourrir, l’aimer, lui parler, le faire vivre et enfin le m’être au monde, alors ne me ressemblera t’il pas un tout petit peu ? Est-ce-que je peux m’autoriser à penser que nous lions un lien avec le foetus pendant neuf mois ? Est-ce que mon endomètre sera capable de transmettre mes gènes à notre enfant ? D’ailleurs, y-a-t’il un échange entre l’endomètre et l’embryon ? Ces questions ont longtemps raisonné dans ma tête, mais aujourd’hui j’en suis sûre, cet enfant sera le mien, celui de mon mari et non celui de la donneuse. Certes, il ne me ressemblera pas physiquement mais j’aurais un impact sur son comportement, j’ose parfois imaginer qu’il aura mes mimiques, ma façon d’être, de parler.
Mais finalement pendant ces 9 mois où nous serons en tête à tête, seulement lui et moi, où je partagerais mon corps avec, pourquoi mes gènes ne se mélangeraient-ils pas au sien ? Alors peut-être que j’ai besoin d’y croire, que cela me rassure également, que cela me fait avancer ou même rester la tête haute, mais j’y crois.

Porter un enfant, le sentir bouger, le m’être au monde, le nourrir, lui apporter une éducation, lui donner de l’amour, voici les raisons qui me feront sentir mère.

Alors quoi que l’on peut dire ou penser, cet enfant sera moitié lui, moitié moi. Je l’aimerais autant que mon mari l’aimera, ce sera mon enfant autant que le sien, je le protégerais autant qu’il le fera. Notre enfant sera 50% lui, 50% moi…

 

Je vous souhaite une belle journée, Joha.

Publié dans PMA

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